Si peu d'endroits confortables

Publié le par Isa

il y a si peu dendroits confortables fanny salmeronDrôle de titre direz-vous ?

Et pourtant ce titre prend tout son sens quand on lit le premier roman de Fanny Salmeron.

C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai commencé à lire son livre hier dans le RER.

Car Fanny, c'est le "FA" de "FAMAVAFLI" groupe d'amies, d'âmes soeurs nées au collège.

Alors quand ce quelqu'un que vous avez connu, et continuez à suivre de loin, sort un livre. Waouh !

 

Certains penseront peut-être que je ne suis pas objective et pourtant, le seul défaut de ce roman est qu'il est trop court !

Je l'ai avalé en un aller-retour de RER.

 

Je trouve la couverture jolie, elle reflète bien l'atmosphère de Paris mélancolique dans lequel Hannah et Joss se rencontrent.

 

Pour vous donner un avant gout, voici la quatrième de couverture :

 

"Il y a Hannah, qui erre dans Paris en écrivant à la fille qu’elle aime et qui est partie.

 

Il y a Joss, garçon étrange aux cheveux bleus, débarqué dans cette ville inconnue pour oublier son passé.

Et puis un jour ils se rencontrent.

« Je ne sais pas si deux solitudes s’annulent, je ne sais pas si elles se consolent. Je ne sais pas si au contraire elles ne forment pas un vide encore plus grand.»

Une histoire d’amour où l’amour n’est pas toujours un endroit confortable."

 

Vous verrez que je ne suis pas la seule à penser que le livre est super, à commencer par le Figaro du 3 juin 2010 :

 

Si peu d'endroits confortables de Fanny Salmeron - L'histoire de deux solitudes urbaines servie par une écriture fiévreuse.

Elle a bien de la chance, ­Fanny Salmeron:pour se présenter au dos de son livre, la jeune femme de 28 ans affirme que son métier à plein-temps est de tomber amoureuse. Il faudrait désormais y ajouter une autre activité:romancière de talent. En moins de 150 pages, elle brosse le portrait surréaliste et mélancolique de deux solitaires:Hannah et Joss, une fille et un garçon, mais qui n'ont rien à partager, sinon leur errance urbaine. En filigrane, se dessine également le visage de l'absente mystérieusement dénommée * dont on sait qu'elle est partie pour Londres. Est-ce une étoile ou un simple astérisque dans la vie d'Hannah ? Bien sûr, on comprend très vite qu'Hannah est celle qui a été délaissée au bout de trois années d'amour. La réussite de ce roman tient dans l'atmosphère qu'elle a su créer dès les premières pages : on sent la ville, les errements psychologiques, les tourments d'une jeunesse. Hannah et Joss, la fille aux yeux verts et le garçon aux cheveux bleus, peintre intermittent, prennent chacun la parole il n'y a pas de dialogue, même s'ils se croisent, même s'ils deviennent des colocataires. L'existence des deux personnages est emplie de manque, de non-dits, de faux-semblants aussi. Cette histoire de solitude contemporaine est servie par une écriture haletante, fiévreuse. Il y a des passages d'anthologie:« J'ai pleuré. Ça n'a fait aucun bruit » ou, encore, «J'essaie de me souvenir de ton visage, et c'est la couleur de la pluie qui me vient». C'est sûr, des lecteurs vont tomber amoureux de Fanny Salmeron.

Si peu d'endroits confortables de Fanny Salmeron, Stéphane Million éditeur, 146 p, 15 €.

 

 

Et un très beau papier dans Bakchich Hebdo :

 

bakchich.jpg

Une petite critique sur My Boox :

 

C'est un texte sublime et poétique où deux solitudes se rencontrent: Hannah et Joss. Avant de rencontrer Joss, Hannah erre dans Paris "en fumant sa tristesse". Elle a un cœur "pissenlit" et elle écrit des lettres dans son carnet bleu. Des lettres à une fille, qu'elle appelle "*", qu'elle aime et qui l'a quittée. Elle "étale son absence sur ses paupières" et "joue les suicidaires sur le quai du métro à minuit dix".

 

"Il y a si peu d'endroits confortables", cette phrase, Hannah l’écrit partout : sur  les arbres, au creux de sa main, aux pieds des statues, sur tous les bancs, sur tous les ponts et sur tous les trottoirs. C'est cette phrase que Joss, un artiste aux cheveux bleus, va voir sur un des bancs, avant de croiser Hannah.

 

Dans ce livre il y a une ville aussi : Paris. Pour Joss, "Paris est sombre, Paris est brouillon, Paris est minuscule et sa moquette est trouée, Paris rend tout le monde invisible". Pour Hannah, sans *, Paris est "une soupe tiède des choses déjà vues", "une ville fantôme qui se cache sous un drap blanc".

 

Un beau livre sur la solitude, l'errance et l'amour qui n'est pas toujours "un endroit confortable".

 

Pour sur, je vais le relire. Je n'avais pas de fluo avec moi pour surligner les phrases qui me bousculaient le coeur. Le livre sera sans doute tout coloré ensuite.

On se reconnait toute dans cette Hannah qui a perdu son être aimé, son *. J'ai eu mal pour elle.

 

Fanny, je suis sûre que ce roman ne sera pas le dernier et je vais courir acheter les nouvelles que tu as publié et que je n'ai pas lu.

Avec des critiques pareilles j'espère que tu en vendras des milliers.

 

Merci pour ces merveilleuses heures de lectures.

 

www.ilyasipeudendroitsconfortables.com

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Publié dans Tout ce qui se regarde

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