Une FIV 3 bien mal commencée
La première échographie de contrôle est toujours stressante en PMA. On se demande toujours s’il on répond bien au traitement. Cette FIV 3 presque 8 mois que nous l’attendions.
Lors de notre RDV avec gygy, il avait été très confiant et à l’écoute comme d’habitude. Dans sa tête c’était clair, il voulait avoir une dizaine de bons follicules, pour avoir un maximum d’embryon et aller jusqu’au blastocyste ayant selon lui 40% de chance de donner une grossesse.
Alors oui nous étions d’accord même si un peu stressé de savoir que même si les chances de tomber enceinte étaient plus grande, nous avions peu de chance d’avoir des embryons congelés.
Quand mon tour est enfin arrivé, je voulais vite en finir. J’étais à J8 de traitement.
Je fixais l’écran comme si ma vie en dépendait (ridicule hein). Je m’étais préparée à entendre que ce n’était pas top. Mais là cela a été pire que ce à quoi je m’attendais.
En effet, un seul follicule à droite encore petit, des mini follicules à gauche insignifiant et un endomètre encore fin.
Je suis restée stoïque même si j’avais l’impression d’avoir eu un coup de poignard dans le cœur.
L’échographe m’a dit d’attendre l’appel de mon gygy, qu’il augmenterait sans doute la dose….
Oui mais voilà je suis sortie de la Clinique. J’ai envoyé un SMS à Chris lui disant « J’ai envie de pleurer ».
Il a compris de suite et m’a rappelé dans la seconde.
Et là, cascade de larme dans la voiture. Elles coulaient à flot.
On se sent tellement responsable quand le traitement ne marche pas, d’autant plus que l’échographe a eu le culot de me demander si je faisais bien mes piqures.
La seule chose que j’avais en tête est que je ne voulais pas gâcher cette tentative, elle était trop précieuse. Je préférais la stopper et me dire que j’avais fait toutes ces piqures pour « rien », plutôt que d’insister et de n’avoir qu’un embryon de mauvaise qualité.
J’attendais donc l’appel de la secrétaire avec impatience…
C'est horrible cette solitude que l'on ressens, ce desarroi, cette impouissance.
Ce jour là, cela n'a pas râté, la migriane m'a rattrapée, sournoise, pour m'enfoncer dans les méandres de ma tristesse.